
Thus the only true convenience is the one that lends a hand to necessities like a faithful minister. In this sense everything that facilitates, shortens, and eases the work and the effort of those who are busy providing necessities for others, and everything that sustains them and supports their good will must be regarded as a true convenience. Farmers, for example, only work to feed and to preserve the life of others by producing all the necessary food. By the principle that I have just established, everyone else must contribute to making this great work easier for them and as convenient as possible. The same reason reigns (128) in all the other professions, because true conveniences are something that all men owe to each other and are a common good for them, as long as they originate from necessities and take us back to them, and as long as without them, their bodies and their minds would be less capable of applying themselves to the common goal of all society.
The universal Wisdom[^1] no doubt had this in mind when he ordered all men to rest on the seventh day, to cease all their manual work, and to give their minds the satisfaction of contemplating the beauty of sublime things. Just as everything that has a false appearance of convenience, far from contributing to our wealth, leads us instead to poverty and destitution, only true (129) conveniences, that is, all the objects that fortify and preserve our bodies and the liveliness of our minds by their pleasantness and their charms, create the second degree of true wealth because they advance it, whereas false conveniences make it decline.
By examining all the objects that appear agreeable or disagreeable to our senses in accordance with the principle and the universal law that we see in the natural order, we will judge wisely whether they must join our wealth and be a part of it or whether they must be removed as things that destroy it and prevent us from pushing it to the highest degree, which are superfluities. (130)
French Text
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Il n'ya donc pas de vrai commode que celui qui se prête au nécessaire comme un ministre fidele. Dans ce sens tout ce qui facilite, abrege & adoucit le travail & la peine de ceux qui s'occupent à procurer le necessaire aux autres, tout ce qui les anime & soutient leur bonne volonté, doit être regardé comme un vrai commode. Les laboureurs, par exemple, ne travaillent que pour nourrir & conserver la vie au reste des hommes, en produisant toutes les denrées nécessaires: par leprincipe que je viens d'établir, tous les autres doivent concourir à leur faciliter, & à rendre commode tant qu'il est possible, ce grand travail. La même raison regne (128) dans toutes les autres professions; le vrai commode étant une chose que tous les hommes s'entredoivent, & qui leur est un bien commun, tant qu'il tire son origine du nécessaire & nous y ramene, & tant que sans lui leurs corps & leurs esprits seroient moins capables de s'employer au but commun à toute la societé.
C'est sans doute dans cette vûe que la Sagesse universelle a ordonné à tous les hommes de se reposer le septiéme jour, de cesser tous leurs travaux corporels, & de donner à leur esprit la satisfaction de contempler la beauté des choses sublimes. Comme tout ce qui a une fausse aparence de commode, bien loin de contribuer à notre richesse, nous mene plûtôt à la pauvreté & à la misere, il n'y a que le vrai (129) commode, c'est-à-dire tous les objets qui par leurs agrémens & par leurs charmes fortifient & conservent notre corps & notre esprit dans sa vivacité, qui forment uniquement le second degré de la véritable richesse, parce qu'ils la font aller en avant, au lieu que le faux commode la fait reculer.
En examinant tous les objets qui se présentent à nos sens sous une apparence d'agréable ou de desagréable selon le principe & la loy universelle que nous voyons dans l'ordre de la nature, nous jugerons bien s'ils doivent entrer dans nos richesses & s'ils en doivent faire partie, ou s'ils s'en doivent eloigner comme choses qui les détruisent, & nous empêchent de les pousser au suprême degré qui est le superflu. (130)
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